Chaque année, on partage sur Instagram les phrases qu’on entend un peu trop souvent côté client. Cette fois, on va plus loin : derrière chaque punchline se cache une vraie erreur de communication en PME, et surtout, comment l’éviter. Parce qu’une bonne blague, ça détend l’ambiance. Un bon réflexe, ça évite de perdre du temps et du budget.
« On veut faire des Reels. Avec le patron qui danse. Il est partant. » (Spoiler : il n’est pas partant.)
On ne force pas quelqu’un à aller contre sa personnalité pour coller à une tendance. Un dirigeant mal à l’aise devant la caméra, ça se voit et ça se sent encore plus. Le résultat sonne faux, et un contenu faux ne performe jamais aussi bien qu’un contenu qui vous ressemble vraiment. Mieux vaut identifier ce qui, chez vous, est naturel et authentique : une expertise, un franc-parler, une façon d’expliquer les choses, et construire le format autour de ça, plutôt que d’imposer un moule qui ne vous va pas.
« Plus besoin de rédacteur, on a Claude. »
Un outil IA produit du texte. Il ne connaît ni votre ton, ni vos clients, ni le moment où une phrase un peu piquante passe et où elle blesse. La rédaction, ce n’est pas produire des mots : c’est choisir les bons, au bon moment, pour la bonne personne. L’IA aide à aller plus vite ; elle ne remplace pas le jugement éditorial et la sensibilité humaine.
« Le PDG veut faire du personal branding. Mais il ne veut pas apparaître, ni parler, ni écrire. »
Le personal branding, par définition, demande une présence : la sienne, pas celle de quelqu’un d’autre en son nom. Ce qui est possible : un accompagnement où l’on structure sa pensée, on prépare ses prises de parole, on l’aide à formuler. Mais la voix doit rester la sienne. Sans un minimum d’exposition personnelle, ce n’est plus du personal branding, c’est de la communication d’entreprise classique déguisée.
« Fini le photographe, les mannequins, la retouche. On fait tout à l’IA. Économies !! »
L’IA générative dépanne pour des visuels d’illustration ou de mise en scène abstraite. Elle ne remplace pas une vraie photo d’équipe, un vrai client satisfait, un vrai lieu, parce que la confiance se construit sur de l’authentique, pas sur du généré.
Le bon réflexe : garder le photographe pour tout ce qui doit prouver que vous existez vraiment, et réserver l’IA aux visuels qui n’ont pas besoin de preuve.
« On veut du contenu authentique et spontané. Vous pouvez nous préparer un script ? »
Un script, par définition, tue la spontanéité qu’on cherche à capter. Authentique ne veut pas dire improvisé au hasard : on guide, on cadre le sujet, on prépare le terrain en amont mais dès que ça devient didactique, mot à mot, appris par cœur, ce n’est plus spontané, c’est joué. Le vrai travail, c’est de créer les conditions pour que ça sorte naturellement, pas d’écrire les répliques à l’avance..
« Pour l’événement, on a réduit le budget traiteur. Les gens viennent pour le contenu, pas pour manger. »
Les gens ne viennent pas pour manger, mais ils viennent vivre un bon moment, et c’est ce bon moment qui produit le contenu. Couper le traiteur pour « privilégier le contenu » revient à couper la source même du contenu : sans expérience réussie, pas d’énergie, pas de sourires, rien à capter. Le contenu n’est pas un budget séparé, c’est la conséquence directe de ce qui se vit sur place.
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« On a demandé à 15 personnes leur avis sur le logo. Il y a 15 avis différents. On repart de zéro ? »
Non, on ne repart pas de zéro. Un logo incarne un positionnement, une histoire, celle du dirigeant, sa vision. Ce n’est pas un objet de consensus collectif. Demander l’avis à 15 personnes (souvent des proches, pas des professionnels du métier) revient à confronter cette vision à des goûts individuels qui n’ont ni la légitimité ni l’expertise pour trancher, et qui auront de toute façon toujours un avis à donner. Un logo, ça ne se choisit pas en famille.
« On voudrait une newsletter mensuelle. Avec du contenu exclusif, des actus, une rubrique conseil et une interview. On envoie ça à nos 47 abonnés. »
L’ambition éditoriale doit être à la mesure de l’audience, pas l’inverse. Une newsletter riche pour 47 abonnés demande autant d’énergie et surtout de budget, que pour 5 000, pour un impact proportionnellement plus faible.
Mieux vaut prendre le temps de faire grandir sa liste, de proposer un format simple et régulier, puis enrichir le contenu au fur et à mesure de l’évolution de l’audience.
« J’ai contacté un influenceur. Il a 2 millions d’abonnés. Je lui ai proposé une nuit d’hôtel en échange de 3 Réels, 5 Stories et 1 post. Il n’a même pas répondu ! »
Sans surprise : à ce niveau d’audience, un partenariat se négocie en budget, pas en nuitée. Le gifting (produit ou séjour contre contenu) fonctionne bien avec des micro et nano-influenceurs, dont l’audience est plus engagée et plus proche du bon rapport qualité-prix pour une PME. Viser plus petit, souvent, rapporte plus.
« On veut surfer sur la tendance. Laquelle ? On sait pas encore, mais tenez-vous prêts. »
Surfer sur une tendance qui n’a rien à voir avec votre activité peut faire du bruit, mais rarement au bon endroit. Ça donne de la visibilité, pas forcément auprès de votre cible utile : celle qui deviendra client. Avant de sauter sur un sujet parce qu’il buzz, mieux vaut se demander s’il parle à vos vrais prospects, ou seulement à un public de passage qui likera et oubliera.
Si vous vous reconnaissez dans une ou deux de ces phrases… pas de panique, ce sont des erreurs de communication en PME qu’on entend toutes les semaines.
👀C’est précisément pour ça qu’un regard extérieur aide : il pose les bonnes questions avant que le budget ne parte dans la mauvaise direction.
Contactez-nous pour être accompagné. Avec humour et bienveillance ;)
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